Le Traumatisme

UN PEU D’HISTOIRE POUR COMMENCER A PARLER DU TRAUMATISME

Le mot “Traumatisme” était au départ utilisé uniquement en médecine et indiquait une fracture somatique . En 1888, l’allemand Herman Oppenheim étudie les survivants des accidents de chemin de fer présentant des symptômes psychologiques diverses et parle alors de “névrose traumatique”

A mesure du temps , le vocable psychologique associé au mot “traumatisme” évolue. En 1919, on parle de “Névrose de guerre” à la suite d’études faites auprès des soldats au combat et des enfants ayant subi des bombardements (à Londres). C’est en 1980 que des recherches, notamment aux Etats-Unis au moment de la guerre du Vietnam, ont révélé une corrélation entre les symptômes des soldats à leur retour et ce qu’ils avaient subi pendant les combats. Le terme de névrose traumatique est changé en “PTSD : Post-Traumatic Stress Disorder”  et inclus au DSM (Diagnostical and Statistical Manual of Mental Disorder ou Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) par l’Association Américaine de Psychiatrie (APA). Le traumatisme psychologique n’est plus l’apanage des soldats mais est reconnu possible pour chaque individu.

Louis Crocq en 1996 remet à l’ordre du jour la prise en charge du traumatisme en France et préfère le terme générique de “psychotraumatisme » au “syndrome de stress post traumatique” .

AUJOURD’HUI

Quelle clinique du traumatisme ?

Aujourd’hui, les domaines de prise en charge découlent de trois éléments principaux :

– La clinique immédiate : c’est-à-dire les symptômes actuels des personnes. Les conséquences sur les actes de la vie quotidienne.

-Les psychopathologies en lien avec les traumatismes vécus dans l’enfance : certaines maladies, certains aspects comportementaux peuvent être reliés à un traumatisme précoce.

-La transmission psychique du traumatisme : la personne souffre de symptômes liés à un traumatisme mais dont la source provient des ascendants (parents, grands- parents), sans qu’elle ne le sache elle-même.

Quelles manifestations :

le DSM répertorie plusieurs manifestations:

  1. le trouble réactif de l’attachement
  2. D’engagement social désinhibé
  3. De stress post traumatique
  4. De stress aigu
  5. D’adaptation
  6. Lié au traumatisme et au stress spécifié
  7. Au stress non spécifié

Qui est touché :

Une Victime peut être :

  • Directe
  • Témoin
  • Auteur

Trois composantes essentielles à prendre en compte pour la prise en charge du traumatisme

– L’évènement provoquant le traumatisme , dont l’auteur aura une importance capitale sur les conséquences du traumatisme.

-La structuration développementale et psychique de la personne au moment du vécu de l’ événement. (Parce que selon l’état psychologique de la personne au moment de la situation, les conséquences seront différentes d’une personne à une autre; on ne parlera pas pour tout le monde de traumatisme )

-Le soutien dont la victime peut bénéficier : l’entourage familial, amical, et/ou médico-social. La résilience est facteur de ses trois aspects entre autre.

Quel type d’évènement de vie :

Naturels : Catastrophes climatique, tremblement de terre tempête, tsunami, incendie, inondation

Humains non volontaires : accident de transport, collectifs ou individuel,

Humain volontaire : attentat, crime, harcèlement, violence, prise d otage

Pour être qualifié de traumatique :

L’ évènement en question doit confronter la victime à la mise en danger de son intégrité physique comme psychique .

SOIT :

En situation brutale d’imprévu, inconnu, soudain et d’une violence extrême : Viol, (dont le viol conjugal), ou tout type d’agression sexuelle comme agression “uniquement” physique, attentat, prise d’otage ,  

SOIT

Dans le cas de micro-traumatismes à répétition . Car des situations traumatogènes répétées dans leur violence et sur la durée génèrent des symptômes de psycho-traumatisme : violences conjugales, répétitions de harcèlement moral, etc….un parcours d’Exil qui comporte des étapes particulièrement compliquées…

QUELLES PRISES EN CHARGE ?

Plusieurs approches ciblent la prise en charge du traumatisme et vous trouverez celle qui vous correspond le mieux.

  • Les thérapies brèves ont de nos jours le vent en poupe parce qu’elles permettent de traiter les conséquences invalidantes de la vie quotidienne dues au psycho-traumatisme. Il s’agit d’un apaisement des situations dans le court terme : Elles se déclinent en différentes disciplines, allant des thérapies cognitivo-comportementalistes à l’EMDR , aux méthodes par l’ Hypnose Ericksonienne.
  • Les psychothérapies par la parole ou autre média ( Art- thérapie, médiation animale …)
  • Une psychanalyse est envisageable; plutôt (à mon sens ) pour des personnes qui ne seraient plus invalidées par les problématiques de la vie quotidienne et qui auraient fait un travail psychologique en amont.

Je vous propose une psychothérapie intégrative et humaniste. En me centrant en priorité sur les difficultés que vous rencontrez dans votre vie actuelle, je vous fais travailler les sources de ce psycho-traumatisme afin d’éviter les rechutes et de consolider votre mieux-être.